Le projet retenu par le Président du Tribunal de Commerce reste néanmoins dramatique pour les salariés avec 235 personnes désormais certaines de quitter l’entreprise.
Nous apprenons également la fermeture définitive du site d’Yssingeaux (Auvergne).
Après Le Teil, Bellegarde et Bourg-en-Bresse, cette nouvelle vient renforcer le sentiment d’abandon exprimé par le personnel de l’entreprise.
Alors que le Président SARKOZY prône le « made in France » et déclarait encore ce matin qu’il combattrait les délocalisations avec force durant ses voeux aux industriels et
chefs d’entreprise de Lyon, on sait désormais que la production sera essentiellement assurée en Tunisie par la société Ysalis.
Seule une petite unité de 30 personnes pourrait être conservée à Rillieux-la-Pape pour confectionner du haut de gamme.
On assiste à la mort lente d’une entreprise alors que depuis plusieurs années j’ai alerté, avec le Conseil régional Rhône-Alpes,
les pouvoirs publics et la direction de l’entreprise sur l’impasse dans laquelle s’enfonçait Lejaby. Avec Christiane PUTHOD, Viceprésidente déléguée à l’emploi au dialogue et à l’innovation sociale et aux contrats territoriaux emploi-formation, nous nous sommes rendus sur le site de Rillieux-La-Pape le 5 décembre dernier et nous avions pu constater une véritable détermination des salariés à faire vivre leur entreprise avec des savoir-faire adaptés au haut de gamme et à l’industrie du luxe.
Je regrette que les salariés n’aient pas été écoutés par la direction, notamment sur leur proposition de conquête de nouveaux marchés et d’un repositionnement de l’entreprise.
Le groupe Palmers n’a jamais cru, ni investi, dans cette entreprise. Il faut que le Gouvernement ne laisse pas à nouveau le désespoir s’installer parmi des employés qui
attendent que la parole publique laisse place à des actes ».
Déclaration de Jean-Jacques QUUEYRANNE